Réflexions sur les criticalmass ou masses critiques cyclistes

Publié le par Admin

Une réflexion sur les masses critiques cyclistes ayant pour but d'augmenter leur efficacité et leur portée! Les criticalmass sont vues ici comme :

  • un outil social visant à encourager la pratique du vélo aussi bien chez ceux qui sont plus ou moins convaincus par ce moyen de transport que chez ceux qui sont psychologiquement dépendant de la motorisation (*1) à outrance.
  • un moyen supplémentaire d'agir en faveur de la planète et de l'écologie en général.

Stratégies pour maximiser l'efficacité d'une masse critique cycliste :

  • Maximisation de l'impact psychologique sur les observateurs, en d'autres terme l'optimisation des possibilité de convaincre et de faire des adeptes :
    • Bloquer au maximum la circulation ou ne pas la bloquer ?
      • Trafic quasiment bloqué : l'effet antagoniste sur les automobilistes en essayant de leur démontrer que leur moyen de transport est désagréable ou obsolescent par la force, c'est à dire en les bloquant physiquement rate sa cible pour plusieurs raisons : état minoritaire et peu massif de la communauté cycliste, génération d'oppositions instantanées chez les conducteurs bloqués qui risquent de les détourner encore plus de la mobilité douce et par dessus tout cela le principe de base d'une communication saine pour convaincre qui exige que l'on communique sans contraintes, sous peine de voir les auditeurs refuser la communication et la réflexion qui s'impose, et cette réflexion nous ne pouvons que la leurs suggérer en fonction de leur bon vouloir d'écouter (*2).
      • Trafic habituel : s'il n'y a aucun changement dans la fluidité habituelle du trafic cela implique que nous avons plus de risques d'être ignorés et que nos auditeurs motorisés ont moins de temps pour nous apercevoir!
      • Le juste milieu et très probablement l'optimum communicatif  : sans chercher à bloquer, la simple présence de cycliste ralenti le trafic, il s'ensuit que :
        1. ce ralentissement étant naturel il ne devrait pas générer d'animosités et maintenir l'audience motorisée dans sa capacité réceptive maximum pour absorber le message : le vélo c'est bien, c'est sain et on a envie de s'identifier à ceux et celles qui le pratiquent ... en d'autre terme "moi aussi je veux posséder un corps ferme et efficace et être dans cet état de nirvana mobile ... mobirvana :-)".
        2. le ralentissement naturel donne aussi à notre audience le petit supplément de temps favorable à sa capacité de mémorisation! En fait il vaudrait aussi la peine de transmettre activement certains messages positifs en rapport avec de genre d'actions, par exemple en distribuant des tracts aidant à s'émanciper de sa voiture dont le contenu est sans limite, de la localisation des stations vélo libre service de la région à des recettes de cuisines permettant d'être plus fit sur son vél.
  • Maximisation de la visibilité :
    • Un problème récurant des masses critiques pas si spontanées que ça se retrouvant encadrées par un service de la circulation qui en détournant le trafic motorisé les privent en même temps de leur audience motorisée! Sachant que par principe il est quasiment impossible d'obtenir la participation d'un nombre suffisant de personnes sans que les contrôleurs de la circulations en soient informés, il faut donc mettre en place une organisation qui soit naturellement immunisée contre un encadrement excessif, comment faire ? Réponse la masse critique à rendez-vous diffus :
      1. Étant donné un parcours géographique suffisamment grand pour assurer la diffusion mais suffisamment petit pour permettre des regroupements, à vue d'oeil entre 1 et 3 km suivant la participation, chaque participant s'insère dans le trafic à un endroit aléatoire de la boucle (pragmatiquement la partie de la boucle la plus proche à accéder) et commence à tourner dans un sens (*3) prédéterminé.
      2. Peu à peu les participants se rejoignent et commencent à former des agglomérations de cyclistes qui se remarquent bien dans le trafic. Les principes d'agglomération grégaires et de fonctionnent psychologique humain impliquent aussi que c'est en général le groupe de cycliste le plus nombreux au départ qui va drainer le plus de suiveurs, il s'ensuit que ceux qui ont des informations supplémentaires à partager (tracts etc.) n'ont qu'à s'insérer un peu en avance dans le trafic avec quelques cyclistes supplémentaires pour se voir automatiquement pris dans un système d'agglomération de cyclistes qui leur permettra de diffuser leur message tout en roulant.
      3. Les personnes qui ont horreur de rouler seules n'ont qu'à venir accompagnées pour résoudre le dilemme.
      4. Naturellement après une masse critique diffuse qui aura peut-être consisté de 4 groupes de 20 personnes environ, beaucoup de participant auront envie d'échanger leur points de vues et leurs nouvelles idées sur le déroulement de la journée et les anticipations possibles pour de futurs rendez-vous! Il convient donc à l'avance de convenir d'une heure et d'un lieu commun pour permettre de fructueuses interactions de groupe pimentée par les endorphines du parcours, ce qui constitue un état plus créatif que celui du départ, de plus les ennuis d'un encadrement excessifs sont à ce niveau là inexistants, il ne reste plus qu'à "préparer" la masse suivante en toute convivialité! A noter aussi que les participants arrivant sur n'importe quelle partie du parcours, à moins d'être grimé, personne ne peut faire la différence entre un participant à la criticalmass et un cycliste standard étant là par hasard, ce qui peut être un gros avantage! Suggestion pour la criticalmass party, cette fois-ci non diffuse, c'est à dire concentrée : chacun apporte une bouteille sans alcool (attention aux alcootest cyclistes), au moins *4 verres et un truc à grignoter, ce qui permet d'organiser une cocktail-masse spontanée dans un des parcs publics de votre région.

 

*1 : particulièrement celle qui a un gros impact environnemental en matière de CO2 et de polluants divers, fait souvent grossir, sent très mauvais quand on est pas habitué et fait beaucoup de bruit pour rien, et la liste est encore longue!
*2 : évidemment si nous avions le pouvoir publicitaire de certaines corporations nous pourrions injecter de force certains messages dans la matière cérébrale de nos auditeurs à coups d'encarts hebdomadaires, d'affiches mordant sur les trotoirs, de messages radios tournant presque en boucles etc. Mais nous ne sommes pas milliardaires, alors nous essayons modestement d'aider l'apparition d'une soudaine lucidité humaine générale et majoritaire qui ferra prendre conscience à chacun de la nécessité d'en faire un maximum pour l'équilibre de la vie sur notre planète.

*3 : en fait on peut aussi imaginer que les participants tournent dans des sens aléatoires et changent de direction en fonction des conditions rencontrée
*4 : pourquoi 4 verres chacun, et bien en comptant sur une bonne moitié qui oublient ou ne sont pas informés, et ceux qui s'invitent à la dernière parce qu'ils sont là, ça devrait juste être assez.

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