Pour un développement de la mobilité douce au dépend des autres formes de mobilité!

Publié le par Redact

Suite à la lecture de l'article de 24 Heures "La route du Lac deviendra large comme une autoroute" qui n'est pas à une incongruité près :

  • Passer de 9 à 23 mètres de large en parallèle à un encouragement de la mobilité douce ? (*1)
  • Séparer les transport publics routiers du trafic routier ? (*2)
  • Réduire les nuisances pour les riverains en augmentant la surface de bitume ? (*3)
  • Des acteurs politique de la gauche écologique qui se réjouissent de ce "progrès" ?
  • Le kilomètre de route à 11.2 millions ? (*4)

A noter que tout cela ce fait dans un contexte d'EPFL et de génie technique architectural, notamment avec le learning center, qui il est vrais présente très bien, mais qui  au sein d'une infrastructure dédiée aux sciences de la vie aurait pu se doter d'un toit végétalisé, question de faire une petite compensation du côté du CO2 et d'offrir une touche de verdure supplémentaire dans une zone qui commence à devenir très dénudée.

Suite à ces réflexions locales il semble possible de généraliser ces observations à un piège tendu par l'urbanisme moderne qui dans un effort de compromis essaie de vendre de la mobilité douce en plus du reste (on élargit tous les secteurs de la mobilité) alors que la mobilité douce devrait se développer au dépend des autres formes de mobilité! Moins de voitures pour mieux respirer, pas juste des pistes cyclables en plus pour respirer à côté! Et pour avoir moins de voitures en circulation, il ne faut pas les encourager à circuler sur des voies toujours plus large, c'est le b-à-ba.


(*1) Faut-il rappeler qu'élargir une route c'est encourager la mise en route de nouveau véhicules jusqu'à ce que l'espace disponible soit saturé et qu'il faille ré-élargir jusqu'à ce que le cycle infernal du bétonnage bute sur une prise de conscience drastique ou sur des limites bien plus douloureuses. Dans tous les cas la solution écologique par excellence est de refuser toutes augmentation de la mobilité individuelle en y opposant des transports publics plus performant! Oui il s'agirait d'inciter un maximum de personnes à utiliserla mobilité douce en y mettant tout l'arsenal disponible : attraction des transports publics et musculaires, découragement de la motorisation privée par l'étroitesse des voies, des taxes appropriée et en dernier ressort un risque de bouchons pour les téméraires que ces saines mesures prophylactiques ne retiendraient pas!

(*2)  La séparation des transport publics du trafic privé à pour principales conséquences de rendre le trafic privé plus fluide donc plus attractif! Vous pouvez jauger l'énorme erreur stratégique : on veut que les gens utilisent les transports publics et en même temps on facilite l'échappatoire par le trafic privé! Nous devrions avoir le courage de développer les transports publics au dépend du trafic privé! C'est à dire sans élargir les voies de ce dernier et sans hésiter à imposer les passages à niveaux qui peuvent s'avérer nécessaires. Dans le même ordre d'idée on pourrait imaginer des bus commutant automatiquement la signalisation en leur faveur.

(*3) Une excellente idée, avec le réchauffement climatique et les grandes surface noires on obtient des microclimats encore plus chaud! Bravo

(*4) 11'200 Chf le mètre!


Commenter cet article